Cotation Fonctionnelle

 

Le principe

La force d’une entreprise, c’est son savoir-faire. Pour cela, il est primordial de l’entretenir. Pour certaines entreprises, le savoir-faire est particulièrement lié à la conception. Cette conception est reconnue et est souvent valorisée au travers des nouveaux produits ou de nouvelles études. Aujourd’hui, la façon de travailler est plus particulièrement dictée par des règles, des outils, des protocoles ou des exigences. Dans le domaine de la conception, on retrouve cette approche formalisée au travers de techniques qui tendent à s’imposer ou à être imposées.

Parmi les différentes techniques relevant de la conception, la COTATION FONCTIONNELLE est une composante de plus en plus présente dans la manière de travailler. Pour la mettre en œuvre, cela nécessite une remise en question partielle des méthodes de travail en adoptant des règles qui tentent à devenir universelles.

La COTATION FONCTIONNELLE au travers les normes ISO ne se limite pas à un jeu d’écriture normalisé. Les enjeux sont significatifs dont les points forts peuvent être formulés de la manière suivante :

  • La cotation est l’expression d’une analyse fonctionnelle du cahier des charges que la pièce doit satisfaire. Le langage doit être univoque pour que le résultat le soit.
  • Les coûts de production sont intimement liés à l’exigence du concepteur vis à vis des tolérances qu’il impose. Au delà du choix de des tolérances qui sont souvent déterminées par expérience, la COTATION FONCTIONNELLE doit être le moyen de réduire ces exigences en garantissant le cahier des charges que le produit fini doit satisfaire.

Au delà de ces points, on notera également la mise en œuvre d’un langage universel qui doit faciliter la communication entre les différents acteurs de l’entreprise, de ses donneurs d’ordre et de ses sous traitants. On peut donc dire que nous sommes tous concernés par cette approche récemment mise au point au travers les normes ISO.

 

L’expression des besoins

L’expression des besoins dans ce domaine est assez difficile à cerner dans la mesure ou il règne une certaine confusion entre les problèmes de conception et la mise en place d’une cotation. C’est à ce niveau de réflexion que le bureau d’études est souvent confronté.

Plusieurs cas de figures se profilent :

  • En effet, certaines entreprises ont établi une démarche d’harmonisation du système de cotation et sont sensibilisées sur les enjeux du tolérancement. Dans ce cadre la démarche conduit à des actions qui relèvent du projet d’entreprise et qui conduit à une déclinaison de différentes actions dont la formation des différents acteurs de l’entreprise. Ce dernier point est crucial car la mise en place d’une cotation dépasse le cadre de celui qui la réalisée. Le service achat est concerné avec ses relations avec ses sous traitants, les méthodes avec les phases de contrôle et également le commercial avec ses relations avec le client

     

    • Pour illustrer cette situation, citons le cas d’une entreprise sous traitante de l’automobile, qui réalise la conception totale de produits. Pour ce faire, l’entreprise a entrepris de sensibiliser de manière régulière l’ensemble des services au tolérancement. Les conséquences de cette approche permettent une meilleure communication, de minimiser les risques d’erreur et de favoriser une meilleure réactivité par rapport à la mise en place de nouveaux produits. L’action de formation mise en place est une action légère puisqu’elle s’inscrit dans la culture de l’entreprise et elle basée sur les applications de l’entreprise

     

  • Le cas le plus fréquent est celui d’un besoin de rationalisation des méthodes de conception. La cotation apparaît comme un outil mais ne permet pas de résoudre les problèmes de conception. Ces cas sont plus difficiles à aborder car il convient de cerner le vrai besoin de l’entreprise. La maîtrise du tolérancement ne peut venir que dans un second temps, après que les règles d’une vrai analyse fonctionnelle soit faite.

     

    • Citons, par exemple le cas de deux entreprises spécialisées dans la réalisation de machines spéciales . Dans les deux cas, la société propose quelques produits différents déclinés en gammes. Le savoir faire de l’entreprise fait que la conception se fait sur la base de principes qui ont fait leur preuve. Pour faire face à différents soucis de disfonctionnement et de problèmes d’assemblages, ces entreprises décident de mettre en place une action de formation sur la cotation fonctionnelle. L’analyse du besoin en profondeur montre que les soucis relèvent plus des méthodes de conception que de problèmes relatifs à la cotation, alors que c’est celui ci qui avait été identifié naturellement. Effectivement, le problème était il la maîtrise du maximum de matière ou celle de l’analyse statistique ? pas vraiment. Dans le cas d’une des deux entreprises, une première action de formation a été mise en place. Cette action a permis de comprendre qu’il fallait aller plus loin dans la démarche en introduisant une méthode de conception plus structurée, ce qui fait l’objet d’une nouvelle action et celle ci plus lourde.

 

  • Un autre cas, peut être le plus simple a aborder est celui de sociétés qui ont besoin que leurs concepteurs et dessinateurs du bureau d’études maîtrisent la cotation pour satisfaire tout simplement les exigences de leur client.

     

    • Par exemple, citons le cas d’un bureau d’étude de renommée internationale. Dans ce contexte, les personnes concernées sont des personnes mises en place dans les différentes grandes entreprises. Leur mission nécessite qu’ils maîtrise le tolérancement dans un but direct de satisfaction du client. Dans ce cas l’action de formation doit mettre en avant tout particulièrement les exigences des normes ISO.